Au boulevard du Levant les courtisanes divaguent
Errant imprudentes les ruelles interdites
A chacune ses chimères, son colis d’étincelles
Qu’alimente un cœur souple à l’abri du mépris.
Sur le quai du Levant s’écrasent les vagues
Et mutilent les chimères des courtisanes pressées
Les illusions s’enfouissent sous un pas si frêle
Pour durcir de moiteurs un soir immaculé
Dans l’arène du Levant les vagabonds flânent
Une écume salive sur leurs lèvres brûlées
Leur mégot flaire les infâmes courtisanes
Une lame tranche la lumière enchantée
Au purgatoire du Levant on sévit les sirènes
Qui invitent au soupir les marins voyageurs,
Injurieuses elles supplient séductrices à sa traîne
La miséricorde oiseuse d’un Lucifer vengeur.
March 18, 2008
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