Et je résiste acerbe a la déficience anémique
De l’ultime recours de la femme assiégée.
Celui qui accompagne une conviction puérile
Qu’elle seule peut sauver celui qu’elle aime
De sa chasse au destin assassiné.
A trop vouloir le libérer d’une fatalité qu’il poursuit obstinément,
Elle s’asservit dans des chaînes d’un fardeau, inutilement.
Elle s’enlise aveuglée dans le gouffre d’une clémence envoûteuse,
Agrippée à l’homme aux semelles de vent…
Et la fuite déchire sur son passage celle qui osa espérer.
Implorant une délivrance, elle recueille en vain les morceaux d’un espoir brisé
Qui résonne aussi fort que le cri d’une rose qui se fane,
Muet.
January 2, 2008
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