Acrobate qui jongle, au loin la lune scintille
Edith Piaff ronronne, le monde soudain faiblit
Mais trente chocs en deux ans et personne ne songe
Au désastre inédit qui saillit et qui ronge.
Blasés, écœurés, la sensibilité s’efface
Quand le deuil récurrent s’affirme à sa place
Le premier mort on pleure, le second on frémit
Le troisième immunise, le reste anesthésie.
On fait semblant de rien quand le trentième retentit
Le malheur se retire derrière l’horreur qui asphyxie.
A quoi bon espérer, notre étoile en otage
De renards féodaux qui occasionnent les mirages.
Dans l’attentisme aigu, on défile automates
Suppliant un réveil vif d’un cauchemar qui dilate.
January 23, 2008
January 2, 2008
Obsessionnel tourment
Mélancolie que me veux-tu ?
Le tonnerre qui s’écrase sur mon pavé d’argent
Éclate l’armure qui contenait mon âme…
Et elle court abattue, furieuse et fugace
Vers un horizon isolé pour réclamer sa flamme.
Etourdie sans répit elle plie et elle casse
Le rai souple et ludique qui vient distraire son passage
Car ce n’est que la nuit au fond des ténèbres
Qui abrite le philtre rédempteur d’un étincelant calvaire.
Le tonnerre qui s’écrase sur mon pavé d’argent
Éclate l’armure qui contenait mon âme…
Et elle court abattue, furieuse et fugace
Vers un horizon isolé pour réclamer sa flamme.
Etourdie sans répit elle plie et elle casse
Le rai souple et ludique qui vient distraire son passage
Car ce n’est que la nuit au fond des ténèbres
Qui abrite le philtre rédempteur d’un étincelant calvaire.
L’aile du diamant
Et je résiste acerbe a la déficience anémique
De l’ultime recours de la femme assiégée.
Celui qui accompagne une conviction puérile
Qu’elle seule peut sauver celui qu’elle aime
De sa chasse au destin assassiné.
A trop vouloir le libérer d’une fatalité qu’il poursuit obstinément,
Elle s’asservit dans des chaînes d’un fardeau, inutilement.
Elle s’enlise aveuglée dans le gouffre d’une clémence envoûteuse,
Agrippée à l’homme aux semelles de vent…
Et la fuite déchire sur son passage celle qui osa espérer.
Implorant une délivrance, elle recueille en vain les morceaux d’un espoir brisé
Qui résonne aussi fort que le cri d’une rose qui se fane,
Muet.
De l’ultime recours de la femme assiégée.
Celui qui accompagne une conviction puérile
Qu’elle seule peut sauver celui qu’elle aime
De sa chasse au destin assassiné.
A trop vouloir le libérer d’une fatalité qu’il poursuit obstinément,
Elle s’asservit dans des chaînes d’un fardeau, inutilement.
Elle s’enlise aveuglée dans le gouffre d’une clémence envoûteuse,
Agrippée à l’homme aux semelles de vent…
Et la fuite déchire sur son passage celle qui osa espérer.
Implorant une délivrance, elle recueille en vain les morceaux d’un espoir brisé
Qui résonne aussi fort que le cri d’une rose qui se fane,
Muet.
Subscribe to:
Posts (Atom)
