Décembre : je suis de retour en terre damnée... ce pays m’inspire l'esquisse d'une nouvelle qui porterait le nom d’ "intoxication légitime". Voila en huit syllabes abruptes le quotidien du peuple libanais...
Dans un organisme où se prolifèrent vertigineusement des cellules cancéreuses, la condition fatale incite au vice, à l’autodestruction, au dernier recours. Tout devient dès lors permis.
La science, le progrès, les institutions, les scrupules, les ceintures de sécurité (au sens propre et figuré) ne sont qu'un luxe que nous autres engouffrés ne pouvions nous permettre... En guerre comme en amour, tous les moyens sont bons pour vaincre.
Quand l’ultime souffle menace dans une foule de cyniques, vaut mieux s’esquiver avec des remords qu'avec des regrets... Bien entendu, on fume pour se lamenter et paraître davantage pitoyable ; insoucieux on bannît les lois qui veulent gérer les ébats passionnés présumant qu’une atteinte plus créative que virale déciderait de notre destin.
On redéfinit les limites de vitesses routières afin qu'elles s'accommodent à nos états d'âmes plutôt que sévisse un code pénal déjà si précaire. Et le pays régresse et régresse jusqu'à son effondrement à une vitesse inversement proportionnelle à celle qui régit l'escalade prospère des pays qui l'entourent.Maudits d'un cortège cérébral qui alimente une lucidité atroce, on assiste inertes à l'amnésie collective de ceux qui nous gouvernent. S’activer ne servirait qu’à croître une métastase institutionnelle démesurée. Par contre, on aspire à l’unisson à l'euthanasie de la formule libanaise. Et si quelqu'un assistait ce gouvernement de plantons à orchestrer un suicide collectif…
December 18, 2007
Elle… Lui… Vanité.
Empressé il se blesse sur sa lame meurtrière
Ne sachant résister aux ébats qu'elle fournit
Sous ses draps, attentive, elle se glisse toute fière
Délirant il se donne insatiable et aigri.
Imprudent il régale une toxine jaillissante
Impatient de jaillir maître de son temps.
Amnésique plaisir, trompeur, assassin
Accompagne un parfum qui émane du venin.
Mais ce philtre perlant intimant sur ses entrailles
Démantèle et mutile a chaque goûte qu’il tiraille.
Vacillant et rongé, lui, s’écrase aplati
Le rêve s'estompe de la strophe qu'il écrit
Il l’eut accueilli pour assouvir un dessein
Et bâtir un monde périlleux et malsain
Dame s’installe et vandalise une âme souillée
A coups secs d’éboulement, d’ordure et d’impureté.
Elle, Vanité, dans sa gloire et splendeur
Triomphe face à celui qui ne sut dire assez
Abusant de ses craintes, de ses hontes et malheurs
Elle l’oblige à se rendre honteux et décimé.
Ne sachant résister aux ébats qu'elle fournit
Sous ses draps, attentive, elle se glisse toute fière
Délirant il se donne insatiable et aigri.
Imprudent il régale une toxine jaillissante
Impatient de jaillir maître de son temps.
Amnésique plaisir, trompeur, assassin
Accompagne un parfum qui émane du venin.
Mais ce philtre perlant intimant sur ses entrailles
Démantèle et mutile a chaque goûte qu’il tiraille.
Vacillant et rongé, lui, s’écrase aplati
Le rêve s'estompe de la strophe qu'il écrit
Il l’eut accueilli pour assouvir un dessein
Et bâtir un monde périlleux et malsain
Dame s’installe et vandalise une âme souillée
A coups secs d’éboulement, d’ordure et d’impureté.
Elle, Vanité, dans sa gloire et splendeur
Triomphe face à celui qui ne sut dire assez
Abusant de ses craintes, de ses hontes et malheurs
Elle l’oblige à se rendre honteux et décimé.
December 9, 2007
Promenade
Confuse elle sommeille cote à cote sur cette rime
Evitant les énigmes qu’accumulent les dilemmes
Préférant les syllabes romantiques qui dandinent
Aux châtiments amers des verdicts criminels.
Étendue capricieuse sur des flaques ondulantes
Qui l’effleurent d’une esquisse cotonneuse et vibrante
Légère et candide face au temps qui périt
Elle sourit.
Sans merci il s’éclipse puis surgit herculéen
Obligeante elle se rend à son sort malin
La voila possédée d’un délire furieux
Celui des hommes qui se plaisent à jouer aux dieux.
Evitant les énigmes qu’accumulent les dilemmes
Préférant les syllabes romantiques qui dandinent
Aux châtiments amers des verdicts criminels.
Étendue capricieuse sur des flaques ondulantes
Qui l’effleurent d’une esquisse cotonneuse et vibrante
Légère et candide face au temps qui périt
Elle sourit.
Sans merci il s’éclipse puis surgit herculéen
Obligeante elle se rend à son sort malin
La voila possédée d’un délire furieux
Celui des hommes qui se plaisent à jouer aux dieux.
December 6, 2007
Corrompus
Evidente intention qu’apprivoise minuit
Lorsque l’aiguille abrupte perturbe les marécages
L’espace sec qui se courbe exhorte les images
Des incubes hasardeux qui surveillent nos répits
Pour qu’émergent triomphant d’une gîte exilée
Les vices bouillonnants d’un nucleus confiné
Irriguant les racines d’éminence éthéré
Solennel cataclysme de toute impudicité.
Lorsque l’aiguille abrupte perturbe les marécages
L’espace sec qui se courbe exhorte les images
Des incubes hasardeux qui surveillent nos répits
Pour qu’émergent triomphant d’une gîte exilée
Les vices bouillonnants d’un nucleus confiné
Irriguant les racines d’éminence éthéré
Solennel cataclysme de toute impudicité.
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